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Et In Arcadia Ego

Et In Arcadia Ego

Et In Arcadia Ego

Et In Arcadia Ego

En décembre 2016, Olivier Mantei, Directeur du Théâtre National de l’Opéra-Comique, invitait Phia Ménard à écrire une composition lyrique sur des musiques de Jean-Philippe Rameau.

De cette invitation est né « Et In Arcadia Ego » :

Se reconnaître dans les images figées de l’enfance, appréhender le kaléidoscope social du monde adulte, questionner les vertiges de la vieillesse. Et faire ce voyage, intérieur mais aussi sensoriel, guidé par l’art sensible de Jean-Philippe Rameau. Sur un montage des plus belles pièces vocales, chorales et chorégraphiques de Rameau, servies par de fins interprètes du répertoire baroque – Les Talens Lyriques, Lea Desandre, les éléments –, une nouvelle dramaturgie, résolument contemporaine, raconte la condition humaine à travers les grandes étapes de la vie. Phia Ménard, Christophe Rousset et Éric Reinhardt composent et écrivent un spectacle dont la puissance poétique et visuelle renouvellera notre écoute de Rameau. Prenant au pied de la lettre un propos rapporté du compositeur – « Il suffit que l’on entende ma musique, les paroles ne sont rien dans un opéra » –, ils offrent une nouvelle jeunesse à ces pages somptueuses.

 

Direction musicale : Christophe Rousset

Mise en scène : Phia Ménard

Dramaturgie : Eric Reinhardt

Mezzo Soprano : Lea Desandre

Choeur : Les Eléments

Orchestre : Les Talens Lyriques

Production : Opéra Comique

Coproduction : Théâtre de Caen, Compagnie Non Nova

Informations, réservations : Site Opéra Comique

 

ARGUMENT

Cette histoire est surréaliste, comme un conte où chacune et chacun pourrait se projeter. Un « big-bang intérieur » naît d’une tentation faustienne : connaître des décennies avant la date de sa mort. Et le jour approchant, être catapulté dans une série d’espaces mémoriels de sa vie, sans plus pouvoir y présider.

L’histoire de Marguerite résonne d’une voix intérieure, la sienne, et d’un récit au chemin poétique. Le Chœur y est la voix de l’espace autant que celle des matières.

Marguerite est une femme, jeune d’image, âgée dans le réel, lucide et rêveuse. Son corps est submergé par les éléments. Elle est impuissante à changer le chemin funeste dont elle nous conte le secret.

Les actes…

Ouverture – levée éblouissante vers un autre monde. Une infraction au centre d’une étoile, envahissant notre espace. Vrombissement, chaleur, laissant place au vide, au craquement d’un glacier.

Enfance – jardin onirique congelé. Les doux souvenirs se désagrègent comme sous l’effet du temps. De la fonte offrant la disparition, l’émerveillement par l’arrivée des fluides, symbole du passage vers l’adolescence.

Âge adulte – prison mouvante. Une gangue rappelle les turpitudes des désirs, le doute de la véracité des rapports humains. L’espace se dérobe pour se refermer à nouveau. Fuite vers la confrontation au vivant.

Vieillesse – inéluctable entonnoir. Résignée à la proximité de l’inconnu, Marguerite est entrainée puis semble s’échapper pour finir avalée. Elle apparaît une dernière fois, corps englué, mangée par une forme indéfinissable franchissant l’espace jusqu’à s’inviter loin de la scène…

Par Phia Ménard

 

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