Jongleur pas confondre

Création décembre 2004.

Qu’est-ce que Jongleur pas confondre ?

Comme dans les théâtres circulaires où les médecins donnaient jadis
leurs leçons d’anatomie, un conférencier glose sur son “ objet d’étude
” - pour ne pas dire son cobaye – qui est exposé sur un piédestal au
centre d’une piste : le jongleur.
A travers diverses approches - géographique, historique, économique,
socio-politique et philosophique – le conférencier prétend donc “ faire
le tour de la question ” : tout sur le jongleur. Sur un grand écran
quasi-circulaire sont projetées, comme en cinémascope, ses pensées, ses
divagations, ses associations d’idées, qui ne correspondent pas
toujours à ses propos. Au point que l’on peut se demander si son “
objet ” d’étude l’intéresse autant qu’il semble le faire croire et s’il
ne s’agit pas plutôt d’un prétexte commode pour parler – ou éviter de
parler – d’autre chose. Comme si cette conférence n’était qu’un
gigantesque lapsus masquant et révélant tout à la fois son angoisse de
la solitude et de l’abandon. En apparence, en tout cas, c’est bel et
bien une conférence, du surcroît fort instructive.
Le jongleur, de son côté, vit sa vie. Indifférent aux propos du
conférencier, dont il paraît même ignorer la présence, il est seul dans
sa bulle et cherche. Quoi ? La matière de sa prochaine création, une
jonglerie définitive, authentique, juste. Sans évidemment s’en rendre
compte, il “ parle ” en silence de ce “ tout sur le jongleur ” que les
mots seront toujours impuissants Ă  saisir.

L’opposition apparente entre “ le corps ” - du jongleur- et “
l’esprit ” - du conférencier – renvoie aux deux acceptions du mot
jongleur en français : le trouvère médiéval, joueur de langages, et le
“vélocimane ” actuel, manipulateur d’objets. Pourtant, cette
distinction se trouble en permanence : le conférencier brasse beaucoup
d’air, s’agite, ne sait plus où donner de la tête et jongle. Et le
jongleur, dans sa quête perpétuelle du sens, ne cesse de penser. La
recherche scientifique et la création artistique ne sont donc pas
simplement deux voies complémentaires de la connaissance. Elles
procèdent d’un même désir de changer la vie et sont soumises à la même
tyrannie du doute.

La matière audiovisuelle du spectacle – vidéos, sons, lumières- peut
être envisagée comme “ le troisième homme ”. Omniprésente, elle figure
la rencontre fantasmatique des deux protagonistes, la fusion de leurs
folies. Un ĂŞtre de science fiction.

La conférence

Elle est précédée d’un prologue, qui commence dans le hall et se
poursuit pendant l’entrée des spectateurs dans la salle. Le public
entend des fragments de textes évoquant les différents types de
jonglage (aérien, contact, gyroscopique…) et une litanie de “ faut pas
confondre le jongleur avec… ”.

La conférence proprement dite est composée de trois parties, nettement marquées.

- La première, “ histoire-géo ”, dure environ une demi-heure. Elle
présente, sur un mode classique, agrémenté de fantaisies, une histoire
des jongleurs jusqu’à Jérôme Thomas. Elle s’achève littéralement par
une chute (de milliers de balles). Le message transmis est le suivant :
il n’aura pas fallu moins de quatre mille ans pour voir le jongleur
reconnu comme un artiste.

- La deuxième, “ socio-éco ”, aborde la jonglerie comme pratique
sociale, fortement soumise aux conditions Ă©conomiques de son exercice.
Le jongleur n’est pas seulement un poète. Son art, critique et engagé,
dénonce la société de spectacle, de consommation et de “ jonglage
social généralisé ”. Le traitement scénique de cette partie est très
physique, voire échevelé. Elle dure environ 20 minutes et s’achève par
un couperet : le jongleur jongle aussi “ avec des faux, oui, des vrais
faux ”.

- La troisième, “ philo ”, traite de la “ jonglistique ”, comme
théorie scientifique du jonglage. A l’époque de l’ordinateur et de la
recherche spatiale, le jongleur s’avère réduit à un simple paramètre de
l’analyse. Le naturel revient néanmoins au galop. L’ambiance est calme,
grave, presque désincarnée. Cette dernière partie dure dix minutes.

Le nombre 3, qui revient constamment dans la conférence, constitue
aussi un principe de composition : chacune des parties comporte trois
sous-parties elles mêmes subdivisées en trois etc. Le conférencier pose
dès le début trois questions. Ils présente “ trois maîtres ” de la
jonglerie, donnant pour chacun d’eux les trois mots-clés qui les
caractérisent, porte trois chapeaux etc. Quoiqu’elle soit omniprésente,
cette obsession ternaire ne sera pas nécessairement perçue par le
public, qui a toutes chances de percevoir la chute des balles déferlant
en trombes comme une césure séparant la pièce plutôt en deux parties.
En outre, la partition du jongleur n’épouse pas exactement la “
métrique ” de la conférence : le rythme global qui résulte de leurs
légers décalages temporels (échos, réminiscences, concomitances
fortuites…) peut évoquer celui d’une valse piquée.

Autre obsession sous-jacente du conférencier : la femme absente. La
plupart des exemples qu’il choisit pour illustrer ses idées évoquent
les femmes. C’est Jeanne Mordoj qui jongle avec des seins, c’est
l’utilisation d’un soutien gorge à l’appui d’une démonstration, c’est
l’identification du “ deus ex machina ” tirant les ficelles ultimes à “
Maman ” etc. Même si le spectateur ne perçoit pas ce thème souterrain,
il ne peut manquer de lui venir à l’esprit, au terme du spectacle, que
le conférencier à omis de répondre à une question essentielle :
pourquoi y a t-il peu de jongleuses ?

En outre, le conférencier émaille sa présentation de jeux de mots
inconscients, que l’on peut entendre comme autant de lapsus. Jamais
appuyés, ils ont pour fonction, sinon d’introduire dans la psyché du
conférencier, du moins de créer des résonances, des interrogations :
l’art du jonglage est “ art de la tombe, pardon de la chute ”, les faux
sont des “ vraies faux ”, Jeanne Mordoj jongle avec des seins
(dessein), le spectateur n’a d’yeux (dieu) que pour son propre cadavre,
la jongle n’est pas un art, mais un bazar (bas art) etc.

Le conférencier est d’abord et avant tout…un conférencier, préoccupé
de transmettre son savoir avec enthousiasme. Mais il est la proie d’une
“ déformation professionnelle ”, voire de passions inconscientes : il
voudrait tout dire, combler le tonneau des Danaïdes de l’ignorance. Le
temps lui étant compté, il s’oblige à ne point trop digresser, ni trop
compliquer son propos. Mais inévitablement, sa frustration l’amène de
temps à autre à déraper ( et même littéralement, sur le tapis mouvant
des balles qui jonchent le plateau). C’est à dire, symboliquement à “
tomber ”. D’ailleurs, il tombe la veste. En réalité, le conférencier
n’est rien d’autre qu’une nouvelle incarnation du jongleur médiéval,
joueur de mots, colporteur des nouvelles du monde et empĂŞcheur de
penser en rond.

Le genre “ spectacle conférentiel ”

Ce nouveau genre hybride, qui fusionne deux formes culturelles
connues et relativement stables, la conférence et le spectacle (ou la
poésie visuelle), a déjà une histoire. Le tas, “ conférence ” de P.
Meunier sur les amas, La tête à l’envers, “ conférence ” de Zaza
Disdier sur le hip hop, La danse : une histoire à ma façon de Dominique
Boivin, La chose humaine, de Jean-Marie Maddeddu sur les excréments,
sont autant d’exemples (et la liste est loin d’être exhaustive) de la
faveur dont jouit aujourd’hui ce nouveau genre. Il nous semble qu’elle
procède d’une double volonté, commune à tous ces artistes : transmettre
un savoir par une voie non conventionnelle, susceptible de toucher de
nouvelles audiences, et réintroduire du “ sens ” , ou une accessibilité
plus immédiate, dans un “ spectacle vivant ” que nombre de citoyens
juge trop éloigné d’eux.

Le thème du “ jongleur ” est intéressant aussi à cet égard. Lui
donner forme spectaculaire, c’est chercher à le sortir des cercles trop
Ă©troits (jongleurs, gens de cirque) qui lui prĂŞtent attention a priori.
Ce n’est pas un thème petit ou mince. Sa force ne tient pas au fait que
le métier de jongleur est méconnu, voire méprisé, et mériterait donc,
comme au demeurant de nombreuses professions, une forme de “
réhabilitation ”. “ Tout sur le jongleur. Ou presque ”, thème annoncé
de la conférence, est à entendre en réalité à trois niveaux : d’abord
celui, prosaïque, de la présentation d’un métier, mais aussi, selon
deux plans symboliques. Jongleur vaut en fait, par métonymie, d’abord
pour artiste, ensuite pour être humain. Si l’on remplace le mot
jongleur par ces deux autres mots, alors il devient clair que ce dont
traite profondément la conférence concerne chacun d’entre nous, et non
les seuls jongleurs. Ses thèmes réels sont la solitude, le sentiment
d’abandon, le vide et le trop plein, le défi que lancent à l’oubli le
savoir, la création, la transmission et l’humour.

Parti pris dramaturgiques

Une certaine logique conventionnelle voudrait que le conférencier
reste statique, par exemple sur une estrade ou derrière un pupitre et
que le jongleur occupe comme bon lui semble tout le plateau. Nous avons
inversé cette proposition : le jongleur est confiné dans un réduit
carré d’1,5mètre de côté, tandis que le conférencier est libre de
circuler, tout autour, ou sur la “ banquette ” en surplomb.

Ce parti pris à l’avantage de donner plus de relief aux deux
personnages. Il enrichit celui du conférencier en lui autorisant les
débordements évoqués plus haut et révèle en lui l’acrobate de tréteau,
le saltimbanque, autrement dit le jongleur médiéval refoulé. Il
renforce le statut d’ “ objet ” d’étude, sinon de cobaye, du jongleur
et oblige celui-ci Ă  une extrĂŞme concentration. Le confinement du
jongleur, outre qu’il évoque la “ bulle ” -c’est à dire la solitude
dans laquelle les jongleurs s’enferment plus ou moins volontiers, rend
encore plus manifestes l’ascèse, la patience, la soumission volontaire
aux limites que les artistes s’imposent pour parvenir au geste juste,
pur et beau. L’installation du jongleur sur une estrade –presque un
podium- au centre de l’espace attire en outre sur lui tous les regards,
et lui fait courir en permanence le risque d’être “ en représentation
”, voire de se pavaner. Risque artistique majeur, dont la conjuration
constitue un beau défi pour l’interprète.
C’est donc un jongleur solitaire, au travail, ignorant du monde
alentour, suant, souffrant, cherchant, tâtonnant, que nous mettons au
centre du jeu. La première scène de sa partition, qui commence avant
l’entrée du public et s’achève vingt minutes après, est une simple
cascade perpétuelle (jonglerie élémentaire à trois balles). Elle
signifie que le jongleur s’échauffe ou “ fait ses gammes ”. On voit
ensuite le jongleur souffler, se désaltérer, réfléchir. Lorsqu’il
jongle de manière très experte, c’est comme par hasard, ou parce qu’il
vient juste de trouver, en improvisant, une routine qui l’intéresse. A
aucun moment, il ne jongle “ pour le public ” (c’est évidemment une
façon de parler car ses jongleries faussement improvisées peuvent être
très impressionnantes).

Il y a trois matières principales de l’expression : l’action du
jongleur, la conférence (voix et déplacements) et l’univers audiovisuel.
Cet univers, qui combine vidéo, son et lumières, est comme un troisième
personnage, dont l’impact scénique est très puissant. La grande taille
des images projetées, leur brillance notamment, ont tendance à happer
le regard.

Le grand défi dramaturgique que nous avons donc taché de relever est
de faire converger toutes ces matières vers un même foyer de sens. La
question, en d’autres termes, est la suivante : quel trajet proposer au
regard du spectateur ?

Pour une scène – celle de jongle, qui suit immédiatement la chute
des balles – nous avons pris le parti de laisser le spectateur “
jongler ” avec toutes les informations qui fourmillent sur le plateau.
Entre les images de clones jonglant à l’écran, la jonglerie à boules du
pétanque du jongleur, le nettoyage du plateau auquel le conférencier
s’évertue comme un forcené et ses propos, le spectateur peut avoir
l’impression de ne plus savoir où donner de la tête et c’est tant mieux.
Pour les autres scènes, la solution consiste en la création d’un point
fixe. Ce point peut être réel : dans ce cas, le spectateur regarde soit
le conférencier, soit le jongleur soit l’écran. C’est la force relative
de l’élément que nous privilégions qui attire obligatoirement le
regard. Dans ce cas, le défi consiste par divers artifices à ne pas
frustrer le spectateur des deux éléments qui lui échappent. Par
exemple, le spectateur peut regarder le jongleur en “ se disant ” qu’il
ne perd pas tant que cela à ne pas regarder le conférencier,
puisqu’aussi bien il l’entend. Ou au contraire, quand le focus est sur
le conférencier, un rapide coup d’œil du spectateur au jongleur peut
lui faire éprouver qu’à ce moment précis ce n’est pas non plus bien
grave de ne pas le regarder.

Mais la plupart du temps, le point fixe est fictif. C’est un point
de convergence mental, la sensation d’une résonance entre les trois
matières de l’expression, comme si les mots prononcés par le
conférencier émanaient du jongleur muet, ou comme si les déplacements
du conférencier lui étaient inconsciemment inspirés par les gestes du
jongleur, ou encore comme si les images à l’écran, les lumières et les
sons manifestaient des idées, des associations d’idées, des non-dits.
Ce que nous cherchons c’est évidemment à transcender la différence
entre les matières, pour construire un seul et unique discours
spectaculaire.

Les résonances sont parfois évidentes (lorsque par exemple le
jongleur et le conférencier se désaltèrent en même temps ou avec un
léger décalage temporel, ou font des gestes analogues). A d’autres
moments, elles ne sont pas visibles, mais si profondes que le
spectateur ne peut manquer de les percevoir : par exemple, lorsque le
conférencier énonce la loi du jonglage “ tout jongleur tombe ”, il “
charge ” le jongleur d’un poids supplémentaire ainsi que l’attention du
spectateur sur ce dernier.

Seul et unique, le discours tenu sur le jongleur (et l’artiste et
l’homme) n’en est pas moins paradoxal. Il se présente sous deux
aspects, fermé et ouvert, ce que symbolisent d’une part la boucle finie
de la conférence – le conférencier entre, salue le public, prononce sa
conférence puis salue le public dans les mêmes termes, avant de sortir
exactement comme il est entré – d’autre part la rotation sans fin du
jongleur – qui jongle déjà lorsque les spectateurs entrent dans la
salle et continue de jongler après la sortie du conférencier.
L’ouverture du sens, du reste, est annoncée par le conférencier, dès le
début, par son “ ou presque ”. Non seulement il est impossible de tout
dire sur le jongleur, pour la bonne raison que le “ langage du corps ”
est littéralement intraduisible en langue naturelle, mais il est aussi
impossible de tout montrer.

Le mystère du jongleur peut être circonscrit, approché, désépaissi,
mais non pas être dévoilé ou résolu. Certes, la conférence pourrait
aller plus loin dans la tentative d’élucidation de certaines énigmes
socio-économiques : d’où le jongleur tient-il sa compétence, pourquoi
jongle-t-il, dans quel milieu social est-il né, gagne-t-il bien sa vie,
pourquoi y a-t-il si peu de jongleuses etc. ? Le travail de recherche
que Jean-Michel Guy mène sur les jongleurs, et plus généralement les
Ă©tudes sociologiques sur les professions artistiques, apportent des
éléments de réponse à ces questions. Mais nous avons fait le choix de
ne les traiter qu’en sourdine ou par allusion et de mettre l’accent sur
la dimension poétique irréductible, et même la dimension sacrée, de la
jonglerie.

La dernière scène du spectacle est à cet égard très significative de
nos intentions : tandis que le jongleur tourne comme un derviche, une
balle en équilibre sur la tête – image hypnotique, rituelle, de grande
beauté - le conférencier dénonce la propension contemporaine à “ ne
plus laisser entre soi et le monde extérieur l’épaisseur d’une plume ”.
Susciter en mĂŞme temps fascination et interrogation critique, postuler
un spectateur qui soit Ă  la fois corps et esprit, qui sache
s’abandonner au pur plaisir des sens sans devoir renoncer à
l’intelligence –et vice versa – telle est bien l’ambition – esthétique
et aussi politique – de Jongleur pas confondre.

A propos du titre

Le spectacle traite du jongleur (et par suite de l’artiste et de
l’homme) et non pas, ou en tout cas pas au premier chef, de la
jonglerie : ce qui nous intéresse c’est bel et bien “ la bête humaine ”.
“ Pas confondre ” est l’expression ordinaire de la compétence
philosophique primordiale, de la faculté d’analyse, telle que nous la
tenons de Platon, ou de la déconstruction, pour parler comme Jacques
Derrida. Décomposer ce qui semble inséparable, pour mieux identifier
les raisons politiques qui poussent certains Ă  entretenir la confusion,
et ainsi gagner en liberté. La dimension philosophico- politique de la
déconstruction est clairement soulignée dans une phrase de la
conférence : “ La flexibilité. Pas confondre avec la souplesse ”.

Le titre est aussi un clin d’œil au combat mené par Jérôme Thomas
pour faire reconnaître le jonglage comme un art. Le hasard veut que
l’on puisse confondre son nom, encore largement méconnu, avec celui
d’une personnalité fort médiatisée, qui se trouve être un sportif – un
boxeur en l’occurrence. Sauf le respect que l’on doit à ce dernier,
inviter à ne pas confondre les deux Jérôme Thomas c’est attirer
l’attention sur l’axe culturel du monde, le sport-argent roi, et son
alternative encore très marginale, la poésie saltimbanque.

A propos des images

Le travail vidéo est une jonglerie asymétrique, comme on disait naguère, avec plusieurs types hétérogènes d’objets :
- des images tirées du patrimoine cinématographique – notre fond
imaginaire commun, où se côtoient sans difficulté la grâce du Septième
sceau d’Ingmar Bergman, le burlesque de Buster Keaton, la trivialité
sophistiquée de Matrix.
- des films montrant le jongleur tel que le conférencier peut se
l’imaginer (“ grand malade ”, “ jonglant à la manière de ”, “ mordu de
jongle ”)
- des images d’archives retravaillées (photographies de jongleurs célèbres, documents anciens)
- des compositions abstraites, géométriques, très “ numériques ”
- des collages fantasques (comme les écrans d’objets usuels, tirés de catalogues)

La variété de ces univers iconographiques plus ou moins familiers
crée à l’écran une surprise permanente. Elle épouse les catégories de “
pensée ” du conférencier, qui illustre, divague, démontre, interpelle,
rêvasse…

Quelques points-clés :

- que des objets sphériques, purs ou quasi-neutres sur le plan du
sens. Ou plus exactement, comme la forme est neutralisée, c’est un
autre aspect qui accapare la valeur : la matière (grain, silicone,
acrylique, métal), le poids (léger ou lourd), la couleur (multicolore,
transparent, métallique, blanc), le mouvement (chute, rebond, roulé
etc.), le son.

- des utilisations paradoxales des objets : la boule de pétanque,
lourde, au service d’une jonglerie très aérienne. Son aspect métallique
transfiguré, par un jeu de lumière, en transparence cristalline.

- Le contraste entre le carré, les angles et le rond

- Les rythmes (rotations de valse, mouvements perpétuels, répétitions, ruptures)

- Les passages jonglerie-manipulation

Distribution

  • ConfĂ©rence-spectacle sur une idĂ©e de Jean-Michel GUY et Philippe MENARD
  • Texte, paroles : Jean-Michel GUY
  • Jongleries, Ă©criture scĂ©nique : Philippe MENARD
  • Mise en scène : Paola RIZZA
  • Assistante chorĂ©graphique : Laurence LANGLOIS
  • CrĂ©ation vidĂ©o : Philippe DEVILLIERS
  • CrĂ©ation sonore : Ivan ROUSSEL
  • ScĂ©nographie : Philippe RAGOT
  • CrĂ©ation lumière : Robin DECAUX
  • Cuisinier : Jean-François HOUDAYER
  • Administration, production : Claire MASSONNET
  • Photographie : Jean-Luc BEAUJAULT
  • Captation vidĂ©o : Michel CHARRON

Avec les voix de « Faut pas confondre » : Maxence MORISSEAU, Cécile BERTIN, Florence, et Marjolaine DEVILLIERS

Jongleur pas Confondre a été créé le 1er décembre 2001 à Château-Gontier.
Durée : 1 heure

Repertoire: 
Ancien
Fiche technique: 

Plateau :

1 tapis de danse blanc de 10 m50 d’ouverture par 8 m de profondeur
1 rideau de fond de scène noir

- Hauteur au cadre de scène : 5m
- Les perches lumière seront à différentes hauteurs (cf. plan de feu)
- pendrillonnage à l’allemande (cour et jardin)
- le tapis de danse délimite un espace scénographique isolé, un espace
scénique noir devra être ménagé entre le bord du tapis blanc et le
pendrillonnage à l’allemande.
- durant le spectacle 2 500 balles en plastique et de différentes
couleurs tombent du haut du décor il est donc nécessaire de condamner
le premier rang de spectateurs à l’aide d’une frise ou d’un pendrillon
afin d’éviter qu’ils reçoivent 2 500 balles en plastique et de
différentes couleurs sur les genoux !

Matériel lumière :

Projecteurs : Divers:

17 PC 1 Kw 11 platines de sol noir
1 5 Kw Fresnel avec volet 1 pieds 1 m50
1 5 Kw Fresnel Baby-compact avec volet 5 pieds de micro noir
5 PC 2 Kw lentille claire avec volet
5 découpes 713
5 découpes 614
4 découpes 613
2 pars 64 CP 61
1 pars 64 CP 62
6 BT 250 w
1 F1

RĂ©gie:

1 pupitre de type Avab (presto / pronto).
Régie installée en impérativement en salle

Matériel vidéo :
La vidéo est une vidéo projection sur un écran panoramique de 9 m de long inclus dans le décor.

Matériel fourni par la Cie :

3 vidéo projecteurs
3 lecteurs DVD
3 longueurs de câble BNC (3x 50 m)

Matériel à fournir :

- alimentation électrique (même phase que le son) pour les 3 vidéoprojecteurs
- 3 socles d’1 mètre de haut pour supporter les vidéoprojecteurs
- diverses cales
- câble BNC si la longueur régie/plateau est supérieure à 50 m

La régie vidéo sera placée à coté de la régie Son.

Matériel Son :

Régie : installée en impérativement en salle

1 console 24 in / 8 out (Yamaha 03D souhaité, 02R possible avec option 8 in/8out)
3 egaliser (EQ) stéréo 31 bandes type klark Technic DN 360
5 lignes de retard mono (inutile si console numérique avec retard)
2 platines CD avec auto pause
1 effet reverb type Lexicon PCM 70
1 effet type Lexicon LXP 15 / SPX 900
1 compresseur Stéréo type DBX
1 micro HF cravate seinnheiser (prévoir un en secours)
2 DI Box

Câblage spécifique : 14 jack / jack, 12 RCA / jack

Diffusion : puissance donnée à titre indicatif pour une salle de 300 places.

- Centre : lointain plateau (speaker 1) 1 x 500 w type C.Heil MTD 115
suspendu à 5m du plateau, à l’aplomb de l’écran.
- face : jardin et cour (speaker 3 et 4) 2 x 500 w type C.Heil MTD 115/112
suspendu Ă  5m du plateau, au cadre.
- salle : jardin et cour (speaker 5 et 6) 2 x 500 w type C.Heil MTD 115/112
suspendu le plus haut possible en fond de salle.

Temps de montage et personnel :

1er jour
Montage - 1er service : 1 régisseur plateau + 1 machiniste
1 régisseur son
1 régisseur lumière + 2 électriciens
- 2e service : 1 régisseur plateau + 1 machiniste

- 2e service : 1 régisseur plateau + 1 machiniste
1 régisseur son
1 régisseur lumière + 2 électriciens

Balance son - Inter service : 1 régisseur son

Réglage lumière - 3e service : 1 régisseur lumière + 1 électricien

2e jour
Conduite / prise de plateau - 1er service : 1 régisseur son
1 régisseur lumière

Balance son - Inter service : 1 régisseur son

Répétition - 2e service : 1 régisseur plateau
1 régisseur son
1 régisseur lumière

Spectacle : 1 régisseur plateau
1 régisseur son
1 régisseur lumière

Loges :
2 loges artistes (1 personne par loge)
1 loge technique (3 personnes)

Les loges devront être équipées de douches chaudes et
approvisionnées en catering (nourriture, eaux, jus de fruits….) dès
l’arrivée de la compagnie.

Contact Technique :

RĂ©gie Son : Ivan Roussel 00 33 (0)6.80.57.63.37 ivanroussel@club-internet.fr

Régie Vidéo : Philippe Devilliers 00 33 (0)6.11.80.36.68 phil.dev@free.fr

Régie lumière : Robin Decaux 00 33 (0)6.64.31.96.82 robindecaux@tiscali.fr

RĂ©gie Plateau : Pierre Blanchet

Conditions de tournĂ©es: 

Nous contacter.

Mentions: 

Coproduction Compagnie Non Nova/Le carré, scène nationale de Château-Gontier.

La Compagnie Non Nova est conventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication - DRAC des Pays de la Loire, le Conseil Régional des
Pays de la Loire, le Conseil Général de Loire-Atlantique et la Ville de Nantes. Elle reçoit le soutien de l’Institut Français et de la Fondation BNP Paribas.

Presse: 
Visuel: 
Photos: 
Information photos: 
"Jongleur pas confondre" / copyright : Jean Luc BEAUJAULT