Doggy Bag

Création novembre 2007.

Doggy
Bag

Cirque
contemporain

 Avec
Doggy
Bag
, l’enjeu est de voir autrement 
le monde dans lequel nous vivons tous, de le représenter avec les
regards croisés de chacun, avec une acuité sans doute plus vive.  Et en jouant et travaillant  avec des objets qui n’appartiennent à
personne : ni au jongleur, ni l’auteur, ni à la danseuse.

Dans
l’histoire de la création de Doggy Bag,  le pneu a été cet objet premier, en tant
qu’objet de rebus, objet par excellence de la société contemporaine du pétrole
et du tout automobile. Très logiquement, se sont ajoutés les sacs plastiques
(aussi dérivés du pétrole), et le carton d’emballage. Des objets qui ont eux
aussi, déjà, leur partition propre, qui ont leur histoire, qui la jouent aussi
sur scène.

Cet
ensemble d’objets produits par les sociétés industrielles deviennent déchets,
polluent, encombrent, restent, aliènent les espaces. Quel autre endroit pour
réunir ces matières qu’un lieu de stockage ?  De là est née l’idée d’un gardien surveillant
ces matières immobiles. Vides ou pleines. Un gardien veillant sur de
l’immobile, mais qui imagine. Qui parle seul. Qui fait naître des personnages
de son imaginaire. Une vie de gardien, tout entière dédiée à la surveillance…

Doggy
Bag
est donc l’histoire
d’un gardien de nuit, dans un entrepôt.

Comme
tous les gardiens, c’est un homme qui traverse avec régularité  l’espace qu’il surveille tout au long de sa
nuit de travail.

Un
homme seul qui fait des rondes mais dont l’imaginaire — démultiplié par la
solitude — peuple l’espace de personnages qui incarnent ses pensées et ses
fantasmes. Des personnages qui appartiennent 
tout autant au quotidien de chacun, et qui accompagnent le gardien dans
sa nuit de veille.

Chacun
des personnages de Doggy Bag se mesure, 
avec ses forces propres, et son caractère,  aux objets et aux matières. Objets qui sont
aussi puissants que les personnages, et presque plus par moments.

Chaque
personnage est un avatar contemporain de personnages traditionnels du cirque :
un dompteur-jongleur-animal  très
singulier, un fildeferiste resté à terre, 
et des versions contemporaines et multiples de l’Auguste. Non pas le
personnage au nez rouge, bien sûr, mais celui qui, comme dans le théâtre
élisabéthain du XVe, est maladroit ou gaffeur, et surtout est doté d’un solide
bon sens qui peut parfois le mener au cynisme.

 Les
personnages de Doggy Bag sont ainsi des bouffons, c’est-à-dire des amuseurs
qui tendent  le miroir déformé (ou à
peine) du monde à ceux qui les écoutent…

 

Pour
créer Doggy Bag, Philippe Ménard, fondateur et directeur de la Compagnie Non Nova,
a choisi de s’associer à un auteur, frédéric dumond, et deux
danseuses/chorégraphes, Laurence Langlois et Marine Fourniol, en plus de
l’équipe avec qui il travaille depuis quelques années, Robin Decaux à la
lumière, Philippe Devilliers à la vidéo, 
Ivan Roussel au son et à la création musicale, et Pierre Blanchet en
régie plateau.

Philippe
Ménard a choisi de réunir des artistes de différents domaines sur scène
« parce qu’ils sont ce qu’ils racontent, de là où ils sont, et avec une
matière qui leur est propre ».  Des
créateurs qui tous ont en commun de vouloir élargir le champ de leur
discipline, en la travaillant en lien et en simultané avec les autres .

Propos

 "L'ambition,
c'est le refuge de l'échec"    
Oscar Wilde

Une
méthode  pour des objets ordinaires :

Ma
pratique de jongleur depuis des années m'a amené à développer un rapport
particulier avec les objets du quotidien ; je ne regarde sans doute pas
une assiette de la même manière que mes concitoyens. Je suis un jongleur, un
artiste, un chercheur spécialisé dans un domaine négligeable de la vie. Mon
attachement aux objets autres que ceux répertoriés comme objets de jonglage,
tient à ce qu'ils nous appartiennent collectivement. C'est à partir de cette
réflexion que je nourris mon choix d'objets sur scène.

En
tant qu'interprète dans les spectacles de Jérôme Thomas durant une décennie, je
me suis interrogé sur la remise en question des modèles et du mode de
représentation.

Depuis une décennie
encore j'ai la chance de présenter mon travail dans de nombreux pays, grâce aux
réseaux culturels français à l'étranger et à Culturesfrance. Cette expérience
unique m'a obligé à me questionner sur la place de l'art dans toutes ces sociétés.
Chaque voyage, chaque pays traversé, chaque ville, chaque rencontre, instant de
confrontation à d'autres cultures ont nourri en moi une réflexion sur les
conditions de vies des uns, l'absence de liberté d'expression des autres, le
prix d'une vie ici, le quotidien de la violence là bas,... il y a tant à dire,
tant d'instants à traduire et d'images à déchiffrer qu'il me faut chaque jour
faire un choix  parmi les sujets qui me
touchent.

 Durant
ces voyages, mon regard s'est affiné sur plusieurs sujets comme notamment celui
de la place des femmes, de leurs rôles, et par-dessus tout leurs combats contre
le totalitarisme qu'il soit masculin, religieux, économique ; la faillite des
modèles de sociétés collectivistes pour des sociétés consuméristes ultra-libérales
; l'asservissement des pensées vers une société du jeu omniprésent... Un
immense chaos, à l'image du fourmillement des hommes sur notre planète. La vie
ne tient qu'à un fil, nous suivons tous un chemin plus ou moins long entre la
naissance et la mort, tous nous avons plus ou moins conscience du monde dans
lequel nous vivons. Cette conscience est ce qui aujourd'hui me pousse à écrire,
par témoignage de la vie, ma libre interprétation des victoires humaines, et de
ses défaites.

Mes
choix sont donc liés à cette tentative de compréhension du monde, une recherche
d'écriture exigeante construite comme d'immenses puzzles baroques. Mon écriture
et mes méthodes sont des emprunts permanents à des pratiques diverses :
manipulation, danse, théâtre, cinéma, graphisme, son et lumière. C'est autour
de ce regard que se sont réunis des hommes et des femmes, l'équipe de Non Nova,
chacun apportant ses compétences et ses doutes : être en relation avec l'art et
peut-être donner raison à Robert Filliou lorsqu'il déclare que "l'Art est
ce qui rend la vie plus intéressante que l'Art".

Philippe
Ménard                                                                   Nantes,
25 septembre 2006

Direction
artistique : Philippe Ménard

Auteur :
Frédéric Dumond

 Interprètes :Frédéric Dumond,

Laurence
Langlois, Marine Fourniol, Anne Reymann et Philippe Ménard

 Création
de l’univers sonore : Ivan Roussel

 Lumières :
Robin Decaux

 Vidéo :
Philippe Devilliers

 Conception
scénographie : Philippe Ménard

Construction scénographie : Erwan Belland,

Jocelyn Verbraeken et Pedro Blanchet

 Régie plateau : Pedro Blanchet

 Production,
administration : Claire Massonnet.

Repertoire: 
Ancien
Fiche technique: 

Scénographie:

La scénographie est composée cinq panneaux de taules profilées de type
bardage industriel. Quatre parties mobiles raccordées à une partie fixe
centrale – besoin d’un lestage de 400 kg (à fournir)

Environ une vingtaine de pneus
De cartons
De sacs plastiques
De ventilateurs

Equipement plateau :

Dimensions idéales : 18 m d’ouverture par 15 m de profondeur
Au minimum : 14 m d’ouverture par 12 m de profondeur
8 m (sous perche)
sol: sur sol direct – pas de tapis
le plus plan possible
Pendrillonnage : plateau nu
Rideau de fond de scène à déterminer sur place

Matériel lumière :

Projecteurs :
12 Cycliodes (ADB de préférence)
2 Pars 64 CP 62
2 2 Kw Fresnel avec volet

+ diverses lampes amenées par la Compagnie.

Matériel son :

Régie : impérativement en salle

Console : Yamaha DM 2000 / O2R 96 avec 16 input / 10 output physiques
2 lecteurs CD avec auto pause
2 lecteurs MD avec auto pause
4 egalizers stéréo 31 bandes (type Klark Technic DN 360)
1 Lexicon PCM 70
1 HF cravate (type Seinnheiser)
2 B.I. Box

Diffusion : Puissance, pour une jauge de 300 personnes

- Lointain Plateau : 2 x L Acoustique MTD 115 avec accroches

- Face : 2 x L Acoustique MTD 115 /112 avec accroches

- Cluster : 2 x L Acoustique MTD 115/112 avec accroches

- Salle : 2 x L Acoustique MTD 115/112 avec accroches

- SUB : L Acoustique MTD 218 avec accroches

Matériel Vidéo fourni par la compagnie :

3 supports permettant de suspendre nos 3 vidéoprojecteurs à environ
6 mètres du sol, et permettant surtout un réglage simple et rapide ( 2
vidéoprojecteurs jardin et cour sur une même perche avant scène, et le
dernier vidéoprojecteur centre plateau sur une perche milieu de plateau)
6 guindes pour suspendre nos 3 écrans (bois contreplaqué gris 1.20 x 0.8 m jardin, centre et cour)
Un téléviseur utilisé par les artistes en arrière scène, comme vidéosurveillance de l’avant scène.
Attention : en fonction de l’existence ou pas d’un patch vidéo, prévoir
4 longueurs de câbles vidéo bnc d’environ 50m chacun pour relier les
vidéoprojecteurs à la régie vidéo.

Merci de nous prévenir si le théâtre possède sa propre camera de vidéosurveillance sur le plateau.

Planning de montage et besoin en personnel :

J-1
Montage - 1er service : 1 régisseur plateau + 3 machinistes
1 personne vidéo
1 régisseur son
1 régisseur lumière + 2 électriciens
- 2e service : 1 régisseur plateau + 3 machinistes
1 personne vidéo
1 régisseur son
1 régisseur lumière + 2 électriciens
Balance son - Inter service : 1 régisseur son

Réglage lumière - 3e service : 1 régisseur lumière + 1 électriciens

J
Conduite / échauffement - 1er service : 1 régisseur plateau
1 régisseur son
1 régisseur lumière

Balance son - Inter service : 1 régisseur son

Répétition - 2e service : 1 régisseur plateau
1 régisseur son
1 régisseur lumière

Spectacle : 1 régisseur plateau
1 régisseur son
1 régisseur lumière

Démontage : 1 régisseur plateau + 3 machinistes
1 personne vidéo

Loges :

4 loges artistes (1 personne par loge)
1 loge technique 3 personnes

Les loges devront êtres équipées de douches chaudes.

Conditions de tournées: 

Nous contacter.

Mentions: 

Création novembre 2007

Ce projet a reçu l’aide à la création de la DMDTS, de la Ville de Nantes et du Conseil régional des Pays de la Loire.
Une production de la Compagnie Non Nova, coproduite par le Carré, scène nationale de
Château-Gontier (53), la Brèche, Centre des Arts du cirque de Basse
Normandie, et Open Arts, le Quai –Angers. Avec le soutien de l’espace
culturel Capellia/Ville de la Chapelle sur Erdre, et du Trident, scène
nationale de Cherbourg-Octeville.

La Compagnie Non Nova est conventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication - DRAC des Pays de la Loire, le Conseil Régional des Pays de la Loire, le Conseil Général de Loire-Atlantique et la Ville de Nantes. Elle reçoit le soutien de l’Institut Français et de la Fondation BNP Paribas.

Visuel: 
Son: 
Vidéo: 
Vidéo HD: 
Photos: